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Comment profiter de la hausse de la valeur de ma résidence

Avec la hausse récente de la valeur des maisons, plusieurs propriétaires se sont « enrichis » sur papier. Comment faire pour mettre à profit cette nouvelle richesse ?

De février 2020 à février 2021, le prix médian des maisons unifamiliales au Québec est passé de 274 700 $ en 2020 à 336 670 $, ce qui représente une hausse de 23 % en seulement un an. Concrètement, cela veut dire que le propriétaire d’une maison qui valait 274 700 $ au début de 2020 s’est enrichi de 61 970 $, uniquement grâce à la hausse des prix.

Si vous êtes ouvert aux occasions, en voici une belle : il est possible d’aller voir votre banque pour emprunter sur la nouvelle valeur de votre propriété. Voici six manières d’utiliser un tel emprunt.

1. Transférer des dettes à haut taux d’intérêt

Si vous avez un solde de carte de crédit impayé ou encore un prêt personnel, vous pourriez transférer ces dettes sur votre emprunt hypothécaire, dont le taux d’intérêt est moins élevé. Toutefois, il faudra être discipliné par la suite et éviter de vous endetter à nouveau.

Une variante serait de vendre votre maison, d’utiliser une partie du profit à la revente pour rembourser vos dettes, puis d’acheter une propriété moins chère.

2. Financer des rénovations

Pour que cela en vaille la peine financièrement, il vaut mieux prioriser les travaux qui visent la conservation de l’immeuble, comme une réfection de toiture, puis les rénovations qui rehaussent la valeur de votre maison, par exemple la rénovation de la cuisine et des salles de bain.

Certaines rénovations, comme l’ajout d’une piscine, ont peu d’effet sur la valeur d’une propriété.

Il faut aussi considérer le prix des matériaux. Lorsque les prix sont élevés, comme c’est le cas actuellement, il vaut peut-être mieux repousser certains travaux non urgents.

3. Gonfler vos placements

Vous pouvez emprunter sur la valeur de votre maison afin de maximiser certains placements, par exemple votre REER.

Cette stratégie offre deux avantages : d’abord, lorsque les taux d’intérêt sont faibles, comme c’est le cas actuellement, vos REER peuvent produire un rendement supérieur à ce que vous en coûte votre hypothèque. De plus, le fait de cotiser à votre REER réduit votre revenu imposable.

4. Financer l’acquisition d’un chalet ou d’un immeuble

Vous rêvez depuis un moment d’avoir votre chalet ? La plus-value de votre maison pourrait vous aider à financer votre rêve. Pour un achat rentable, vous pourriez même opter pour un chalet offert en location (pour les journées que vous n’y êtes pas), ou encore pour un immeuble à revenus.

5. Prêter de l’argent

Si vous êtes un peu plus audacieux, vous pouvez même vous servir de la valeur de votre maison afin de prêter de l’argent en devenant prêteur privé. Cette stratégie requiert que vous alliez chercher certaines connaissances, mais elle peut s’avérer très payante sur le long terme.

6. Se « gâter »

Je recommande d’éviter cette dernière possibilité, puisque le piège est double. D’une part, vous pourriez vous appauvrir en achetant des biens qui ne prennent pas de valeur (et même qui en perdent) et d’une autre, la valeur possiblement gonflée de votre maison pourrait redescendre. Bref, si vous souhaitez vous payer un petit luxe, il vaut souvent mieux être capable de payer comptant la dépense.

CONSEILS

- Si vous empruntez sur la valeur de votre maison, l’idéal est de le faire avec l’objectif de créer de la valeur.

- Attention : Il n’est pas possible de refinancer plus de 80 % de la valeur marchande de votre maison.

- Pour savoir si cela vaut la peine d’emprunter, faites des calculs. N’oubliez pas que vous devrez non seulement rembourser votre nouvel emprunt, mais aussi payer les intérêts qui s’y rattachent et possiblement différents frais facturés par votre institution financière.

Source : TVA Nouvelles

En septembre 2017, c'est...

Immobilier : Six mythes en matière  de fiscalité immobilière

Tout investisseur immobilier désire faire le plus de profit possible tout en réduisant au minimum son impôt à payer. Pour y parvenir, plusieurs demanderont conseil, ce qui est tout à fait normal, car la fiscalité demeure complexe et évolutive. On ne peut tout connaître me direz-vous! Mais à qui demander conseil?

Malheureusement, et souvent par souci d’économie, au beau-frère qui a entendu dire «ceci et cela ». Il en découlera alors une foule d’informations erronées et/ou mal interprétées qui seront véhiculées avec le temps. Naîtront ainsi plusieurs merveilleux mythes.

Voici donc quelques classiques:

Mythe no. 1 : Un an et un jour

Il s’agit probablement du mythe le plus répandu en immobilier. Les gens croient, à tort, que s’ils achètent une maison dans le but de spéculer (achat/revente), ils n’auront aucun impôt à payer s’ils habitent la maison pendant au moins un an et un jour.

En effet, la durée de détention, bien que ce soit un facteur à tenir en compte, ne détermine pas en soi la qualification du revenu généré lors de la vente d’une propriété qu’on habite.

Pour la plupart des gens, la vente d’une propriété qu’ils habitent n’est pas imposable. Il en va tout autrement! La vente est imposable, mais il existe une déduction sur le gain en capital généré lors de la vente d’une résidence dite principale (qu’on habite).

« Or, où le bât blesse, c’est que l’achat d’une propriété dans le but de la revendre est considéré comme une activité commerciale et génère un revenu d’entreprise et non un gain en capital. Conséquemment, la déduction sur le gain en capital d’une résidence principale ne peut s’appliquer », nous explique Me Richard D’Amour, avocat-fiscaliste pour le cabinet De Chantal, D’Amour Fortier, s.e.n.c.r.l..

Tel que mentionné, le délai n’est qu’un facteur parmi d’autres pour qualifier la nature du revenu. Gardez à l’esprit que c’est l’intention à l’achat qui détermine le tout!

Mythe no. 2 : La contre-lettre est illégale

En immobilier, on entend souvent parler de contre-lettre. Qu’est-ce qu’une contre-lettre? Il s’agit d’un contrat caché et confidentiel, intervenu entre les parties et qui modifie ou change le contrat réel intervenu. Le prête-nom est un exemple de contre-lettre.

Par exemple :

Monsieur A veut acheter un immeuble mais pour quelques raisons que ce soient, ne peut pas. Il fait alors un contrat avec Monsieur B par lequel il est clairement stipulé que Monsieur B achètera l’immeuble pour et au nom de Monsieur A. Sur l’acte notarié d’acquisition, figurera uniquement que le nom de Monsieur B.

Est-ce qu’un tel contrat de prête-nom est illégal? Aucunement!

Le Code civil prévoit en son article 1451 le mécanisme de la simulation. Cet article se lit comme suit :

« Il y a simulation lorsque les parties conviennent d’exprimer leur volonté réelle non point dans un contrat apparent, mais dans un contrat secret, aussi appelé contre-lettre. Entre les parties, la contre-lettre l’emporte sur le contrat apparent. »

Ainsi, la contre-lettre est tout à fait valide. Souvent, c’est l’utilisation que les gens font de la contre-lettre qui lui donne mauvaise presse.

D’un point de vue fiscal, vous devez être très prudent lors de l’utilisation d’une contre-lettre puisque des conséquences fiscales peuvent en découler. Je vous conseille de bien vous renseigner à cet égard. Mieux vaut prévenir que guérir comme le dit l’adage.

Mythe no. 3 : La vente à 1$

On associe souvent vente à 1$ et donation. Pour la plupart des gens et même pour plusieurs professionnels, les conséquences fiscales sont les mêmes. Il en va tout autrement. Prenons l’exemple suivant.

Une mère vieillissante décide de transférer à sa fille sa résidence principale qu’elle a acquise il y a plusieurs années au coût de 90 000$. Elles procèdent donc à une vente pour 1$. La maison vaut 275 000$ et il n’y a aucun prêt hypothécaire grevant l’immeuble. La fille ayant déjà une résidence, elle louera la maison de sa mère à des tiers.

En vertu des règles fiscales, la mère, même si elle a vendu à 1$ la résidence, sera présumée l’avoir vendue pour sa juste valeur marchande, soit 275 000$. Elle aura donc un gain en capital de 185 000$ (soit 275 000$ - 90 000$). Elle utilisera donc sa déduction de gain en capital sur sa résidence principale et ne payera donc aucun impôt. Jusqu'à là, tout va bien.

De son côté, la fille aura un coût de 1$. Si elle loue l’immeuble et le revend quelques années plus tard, elle devra s’imposer sur la différence entre la juste valeur marchande à ce moment et son coût de 1$, et ce même si au moment où elle a acheté le bien ce dernier valait 275 000$.

Si la mère et la fille avaient procédé par donation notariée au lieu d’une vente à 1$, le coût de l’immeuble pour la fille aurait réputé être la juste valeur marchande au moment de la donation, soit 275 000$. Ainsi, lors de la revente ultérieure, la fille n’aurait qu’à s’imposer sur la plus-value acquise depuis la donation.

« Il peut s’agir de beaucoup de dollars », précise Me Richard D’Amour!

 

Mythe no. 4 : Taxes applicables si société

Au fil du temps, la fiscalité évolue et donc les façons de détenir nos immeubles évoluent également. Il n’y a pas si longtemps, il était déconseillé de détenir des immeubles par l’entremise d’une compagnie puisqu’une taxe sur le capital au Québec était applicable.

Aujourd’hui, la compagnie est de plus en plus utilisée comme véhicule de détention. Lorsque j’aborde des gens et que je leur demande s’ils ont pensé à effectuer leur flip par l’entremise d’une compagnie pour les avantages que ça peut procurer, ils me répondent souvent :

« NON, je ne peux pas, car je vais être obligé de charger la TPS et la TVQ lors de la revente car ce sera détenu par une compagnie. »

Encore une fois, voici un autre mythe. Il ne faut pas confondre la transaction et le véhicule par lequel la transaction est effectuée. Ce n’est pas parce qu’on effectue une transaction par l’entremise d’une société, communément appelé une compagnie, que la transaction devient taxable. Les règles habituelles s’appliquent! S’il s’agit d’une transaction taxable, par exemple la vente d’un immeuble non résidentiel, peu importe le véhicule par lequel on l’effectue, la transaction restera taxable. À l’inverse une transaction non taxable, la vente d’un immeuble résidentiel non neuf par exemple, demeurera non taxable bien qu’effectuée par l’entremise d’une société.

Mythe no. 5 : Pas d’impôts à payer si les profits sont réinvestis

J‘ai souvent entendu les gens mentionner qu’ils peuvent vendre une propriété immobilière et ne pas payer d’impôts en autant qu’ils réinvestissent dans l’année l’argent dans un nouvel immeuble.

Encore une fois cette croyance est totalement fausse. Lorsqu’on dispose d’un immeuble, un impôt est payable sur la plus-value entre le coût de l’immeuble et le prix de vente, et ce, que ce soit en gain en capital (dans le cas d’une détention long terme de l’immeuble) ou en revenu d’entreprise (dans le cas de flip).

Nota Bene : Cette règle a une exception où un roulement est possible, sous certaines conditions, lorsqu'il s'agit d'un ancien bien qui est remplacé, ce qui exclut un bien locatif du contribuable.

Ainsi, lorsqu’on veut réinvestir des « profits » accumulés sur un immeuble, il peut être plus rentable de refinancer l’immeuble afin de profiter de l’équité accumulée dans le temps que de vendre l’immeuble et de partager une partie des gains accumulés avec notre partenaire privilégié que sont les autorités fiscales. Il vaut souvent la peine de bien évaluer cette alternative.

 

Mythe no. 6 : Si flip personnel, pas des revenus d’entreprise

Nous avons discuté un peu plus haut de la nature du revenu en immobilier. Une transaction immobilière peut générer deux types de revenus. Du revenu d’entreprise ou du gain en capital.

À tort, les gens croient qu’un gain en capital est généré lorsqu’un individu dispose d’un immeuble et qu’un revenu d’entreprise est généré lorsqu’une compagnie dispose d’un immeuble.

Je le répète à nouveau. Il ne faut pas confondre la nature d’une transaction avec le véhicule par lequel on exécute la transaction.

Autant un individu qu’une compagnie peut générer un gain en capital ou un revenu d’entreprise, le véhicule par lequel on effectue la transaction n‘ayant aucun impact sur la nature du revenu généré.

Ce qui distingue le type de revenu généré est plutôt basé en grande partie sur l’intention à l’achat. Lorsqu’on achète un immeuble pour le détenir à long terme et en percevoir les loyers, la revente d’un tel immeuble, qu’on le détienne personnellement ou par l’entremise d’une société, amènera un gain en capital.

À l’inverse, si lors de l’acquisition d’un immeuble le but est de le revendre, nous sommes en présence d’une activité commerciale, tout comme un épicier achète des tomates ou autres aliments pour les revendre générant ainsi un revenu d’entreprise.

« Sachant que 100 % du revenu d’entreprise étant imposable par rapport à 50 % pour un gain en capital, la qualification du revenu revêt une importance certaine, mais ne dépend aucunement du véhicule par lequel on effectue la transaction », conclut Me D’Amour.

J’ose espérer avoir réussi encore une fois à démystifier quelques éléments clés de l’investissement immobilier. Je vous réitère qu’il est fort important en immobilier de s’entourer d’une équipe compétente et vous invite à consulter vos professionnels pour vous assurer de réaliser de belles transactions et qu’il vous reste le plus d’argent possible dans les poches après avoir payé vos impôts!

Source : Les affaires

À GAGNER : 1 000 $ comptant pour vous gâter pour Noël et 1 000 $ à remettre à l’organisme de la région de votre choix

 

CONCOURS JIMMY ARSENEAULT, LA GAGNANTE!

 

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Cette année, le Père Noël laisse sa place au courtier RE/MAX #1 au Québec : Jimmy Arseneault. Il peut se permettre de redonner à la communauté et de payer vos cadeaux de Noël.
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RE/MAX en août 2017, c'est...

TRANSACTIONS: TROIS RÉGIONS, TROIS RÉALITÉS

Au Québec, 1 propriété sur 12 est vendue à un prix supérieur à celui affiché. Et pour les régions de Montréal, Gatineau et Québec, l’activité immobilière des trois dernières années montre que cette tendance est en augmentation.

Sans grande surprise, Montréal est l’endroit où il y a le plus de surenchère au Québec. « Il y a assurément un marché plus serré à Montréal. L’offre est plus rare par rapport à la demande, qui est forte. Ça se traduit aussi par des prix de vente qui augmentent plus rapidement et des délais de vente qui sont plus courts », précise Paul Cardinal, directeur du service analyse du marché à la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Tant pour Montréal que pour Québec, la catégorie des « plex » est celle où il y a le plus de surenchère, une réalité qui ne surprend pas M. Cardinal : « Ils sont situés dans les quartiers centraux qui sont relativement en demande et la taille du parc pour ce type de propriété sur le marché tant à diminuer. »

En 2018, tant pour les maisons unifamiliales que pour les plex, il croit que la surenchère est là pour de bon. « Je pense qu’on pourrait voir cette situation de surenchère perdurer. On n’avait pas prédit une aussi bonne performance en 2017, étant donné le resserrement des règles d’assurance prêt hypothécaire de l’automne dernier. Ça a peut-être fait en sorte que la demande a augmenté et que les vendeurs ne se sont pas encore ajustés à la situation dans certains quartiers. C’est quelque chose qui se fait graduellement », conclut Paul Cardinal.

LA FOLIE DU PLEX À MONTRÉAL

Les petits immeubles à revenus avec occupation offerte ont la cote dans plusieurs quartiers centraux de Montréal : Plateau, La Petite-Patrie, Rosemont, Verdun, etc. « S’il est affiché au bon prix en termes de valeur marchande, c’est certain que tu vas te retrouver en offres multiples. Il n’y a pas suffisamment de propriétés pour répondre à la demande. On l’avait vu il y a quelques années lorsqu’on était dans un marché de vendeurs. Ça s’est un peu équilibré, mais depuis 18 mois, on se retrouve encore dans les cas d’offres multiples », explique le courtier immobilier Benoit Maunie.

Dans les secteurs les plus chauds et pour des produits très recherchés, il n’est pas rare de se retrouver avec une vingtaine d’offres pour la même propriété. « Même s’il y a compétition et qu’on entre en surenchère, il faut se fixer une limite par rapport au budget et aux besoins », ajoute le courtier.

GATINEAU ET SA PROXIMITÉ D’OTTAWA

La surenchère se produit là où le bassin d’acheteurs est grand et où l’offre est limitée, c’est-à-dire lorsqu’on se retrouve en situation de rareté. Pour le courtier immobilier Jimmy Arsenault, très actif en Outaouais, les inscriptions sous la barre des 300 000 $ et le plus près possible d’Ottawa sont celles où les acheteurs se retrouvent en situation de surenchère et d’offres multiples.

« Dans la région, le marché qui bouge le plus, c’est entre 150 000 $ et 300 000 $. Alors, si on inscrit au bon prix, que l’on propose une propriété clés en main pour la valeur affichée, on risque d’avoir de la surenchère. On le voit surtout dans l’unifamiliale, la maison en rangée et jumelée, ce sont les trois produits cibles. Par contre, ça ne se voit pas dans la copropriété. Je peux afficher à 30 000 $ ou même 40 000 $ plus bas que le prix payé il y a quatre ans et il n’y aura pas de surenchère. »

QUARTIER MONTCALM À QUÉBEC

Si, de façon globale, la région de Québec est marquée par une augmentation de la fréquence de la surenchère, ce ne sont pas tous les secteurs qui suivent cette tendance. Evelyn Péladeau est courtière immobilière agréée et se spécialise dans la Haute-Ville à Québec : Vieux-Port, Vieux-Québec, Montcalm, Sillery. Selon elle, le quartier chaud du moment est Montcalm. « C’est le secteur qui est le plus convoité présentement. Près du Vieux-Québec, près des plaines d’Abraham, les gens veulent demeurer dans ce secteur. Mais il n’y a pas de surenchère pour autant. » En revanche, elle admet que le phénomène des offres multiples, pour les secteurs qu’elle dessert, augmente : « C’est quelque chose qu’on ne voyait plus beaucoup. Les acheteurs savent qu’ils ne sont pas seuls, mais ça ne va pas jusqu’à dépasser le prix affiché. »

Pour plusieurs produits ciblés, elle a des listes d’attente de clients potentiels qu’elle contacte dès la mise en marché. Tout récemment, elle a conclu deux transactions d’appartement-terrasse à 1 500 000 $ sans même avoir à afficher les propriétés. Quelques coups de fil, et les propriétés étaient vendus.

TRANSACTIONS

NAVIGUER PARMI LES OFFRES MULTIPLES

Dans une situation d’offres multiples, certains acheteurs décideront tout simplement de renoncer à déposer une offre. D’autres tenteront le tout pour le tout en y allant d’une offre qui dépasse largement le prix demandé. Dans les deux cas, les acheteurs doivent garder la tête froide et se concentrer sur la réalité du marché, leurs besoins et… les limites de leur budget.

« Dans un contexte d’offres multiples sur une propriété, il est possible que des acheteurs très intéressés par celle-ci souhaitent bonifier leur offre initiale. Ça peut être une augmentation du prix d’achat ou tout autre changement faisant en sorte que leur offre initiale se rapproche encore plus des exigences du vendeur », explique un porte-parole de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) pour définir la surenchère. Dans ces cas, les acheteurs doivent pouvoir compter sur l’expérience de leur courtier pour ne pas faire une offre inadéquate et inutilement trop élevée. « Dans ce contexte, le rôle de conseil du courtier représentant l’acheteur prend toute son importance en ce qui a trait au prix et aux conditions à offrir en fonction des propriétés comparables pour ce secteur, poursuit l’OACIQ. Le courtier doit protéger les intérêts de l’acheteur qu’il représente. »

ÉVITER DE S’EMBALLER

Marc-Olivier Champagne-Thomas, professionnel au début de la trentaine, a déposé sans succès une offre en surenchère pour un plex dans un quartier demandé à Montréal : « Le bâtiment était intéressant, mais il y avait des problèmes de fondations et nous avons gardé la clause d’inspection malgré la surenchère. En fonction du potentiel, du quartier et du budget, notre courtier nous a recommandé de faire une offre à 10 000 $ au-dessus du prix affiché. »

Au cours du processus de recherche, M. Champagne-Thomas a été plusieurs fois confronté aux situations d’offres multiples et de surenchères.

« C’est un stress qui n’est pas agréable. Notre courtier nous prévenait que, dans ces cas-là, l’immeuble risquait d’être vendu à un prix supérieur à sa valeur réelle. Selon lui, ça ne valait pas toujours la peine de déposer une offre avec autant d’acheteurs en même temps. »

— Marc-Olivier Champagne-Thomas, professionnel au début de la trentaine

Au terme d’une recherche qui a duré une année, la jeune famille a finalement trouvé une propriété parfaite, achetée ni en offres multiples ni en surenchère.

DES PRIX VOLONTAIREMENT TROP BAS ?

Depuis mai 2016, Sophie* et son conjoint, tous les deux dans la trentaine, ont visité entre 25 et 30 duplex et triplex. Ils souhaitent acquérir une propriété dans le quartier Rosemont et n’ont pas hésité à offrir près de 20 % au-dessus du prix affiché pour un triplex au printemps dernier. « Je crois qu’il y a eu 25 offres simultanées. » Même s’ils offraient davantage que les autres acheteurs potentiels, ils n’ont pas obtenu la propriété pour une question de mise de fonds : le gagnant mettait 20 % et le couple, 10 %.

Tout récemment, ils ont eu un coup de cœur pour une autre propriété. À peine arrivé sur le marché, le duplex en question a attiré plus de 40 acheteurs en moins de deux jours. « Encore une fois, notre courtier nous a conseillé d’aller beaucoup plus haut que le prix affiché, poursuit-elle. Nous avons choisi de déposer une offre à 18 % de plus que le prix affiché. »

Ils ont finalement remporté la mise avec une mince avance de 1000 $.

Le couple s’est questionné sur le fait que les prix affichés semblaient parfois très bas par rapport au marché : « On se disait que ça n’avait pas de sens des prix comme ça. On a eu cette impression-là sur plusieurs propriétés. Ça incite plus de gens à aller voir, il y a plus d’offres, ça crée un stress chez les acheteurs. »

Afficher une propriété à un prix sous la valeur marchande pour créer un engouement est une façon de faire qui comporte des risques. « Ça peut être une stratégie employée lors de la mise en marché, mais il faut vraiment être sûr de son coup pour faire ça. Le marché te rattrape toujours. En affichant au prix juste et en se basant sur des comparables, la structure actuelle du marché fait qu’il y aura quand même des offres multiples », explique le courtier immobilier Benoit Maunie.

LA PROTECTION DU PUBLIC

« Ce n’est pas rare de recevoir plusieurs offres pour une même propriété. Notre rôle est toujours de protéger le public en s’assurant que les courtiers travaillent selon leur code déontologique, tel que prévu par la Loi sur le courtage immobilier et en offrant des mécanismes de protection pour un consommateur lésé lors de sa transaction », explique l’OACIQ.

Dans les cas où les acheteurs se retrouvent devant une situation où ils auraient des raisons de croire qu’il y a eu un manquement quant au travail du courtier, ils peuvent déposer une plainte auprès du Service d’assistance au public de l’OACIQ.

*Comme la transaction n’a pas encore été conclue, le nom de l’intervenante a été changé.

LA CARTOGRAPHIE DE LA SURENCHÈRE

15 SECTEURS CHAUDS AU QUÉBEC

Pour l’ensemble du Québec, les statistiques de 2017 montrent que 8 % des unifamiliales et 10,2 % des plex ont été vendus au-dessus du prix demandé. Dans le cas de la copropriété, la proportion est de 6,4 %.

CHARLES-ÉDOUARD CARRIERCOLLABORATION SPÉCIALE

Pointe-Claire 25 %

Beaconsfield 18,9 %

Westmount 17,1 %

Hull 15,3 %

Boucherville 14,8 %

Le Vieux-Longueuil 14,2 %

Beloeil 12,1 %

Sainte-Rose 11,1 %

Vaudreuil-Dorion 8,8 %

Les Chutes-De-La-Chaudière-Ouest (Rive-Sud de Québec) 8,1 %

Aylmer 7,7 %

La Haute-Saint-Charles (agglomération de Québec) 7,6 %

Brossard 7,1 %

Charlesbourg 7,1 %

Lavaltrie 7 %

Source : Fédération des chambres immobilières du Québec, par le système Centris
Source : http://plus.lapresse.ca/screens/853e4e92-2dc0-4fbc-8f7e-62d2c9f4c936%7C_0.html

 

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4 mythes sur les promesses d’achat

Plusieurs mythes circulent en immobilier lorsqu’on dépose une promesse ou une offre d’achat.

Qu’est-ce qu’une promesse d’achat ?

Il s’agit d’un document juridique utilisé lorsqu’un acheteur est intéressé par une propriété et qu’il décide de faire une offre au propriétaire vendeur. Ce document donne les différentes conditions de l’acheteur, telles que le prix, le financement, la date de prise de possession ou autre. C’est un «avant-contrat» qui lie les parties avant la signature du contrat de vente chez le notaire.

1- J’ai 10 jours pour me retirer d’une promesse d’achat. FAUX.

Lorsque le vendeur accepte votre promesse d’achat, c’est devenu un contrat qui vous lie avec le vendeur. L’acheteur s’engage donc à acheter la maison aussitôt que toutes les conditions inscrites dans l’offre seront satis­faites.

2- On peut dépasser les délais inscrits. FAUX.

Il est très important de ne pas dépasser les délais indiqués dans la promesse d’achat même si la faute ne vous incombe pas. Vous êtes tenu(e) de respecter EN TOUT TEMPS les délais prescrits par les deux parties. Dans le cas contraire, l’acheteur pourrait perdre la propriété ou même être poursuivi par le vendeur, et vice versa si le vendeur ne respecte pas les délais.

J’ai travaillé sur le dossier d’achat d’un immeuble à revenus très rentable, il a fallu que nous allongions le délai cinq fois, car le vendeur n’était pas disponible. Il a fallu attendre deux mois et demi mois avant de pouvoir faire la première visite des lieux. Mon courtier s’est assuré que tous les délais étaient respectés. J’ai finalement pu acheter l’immeuble au bout de 5,5 mois. Il faut souvent être patient, en immobilier.

3- Le premier qui dépose une promesse d’achat a priorité sur les autres. FAUX.

Il arrive parfois qu’un vendeur reçoive plusieurs offres d’achat en même temps. Mme Alexandra Clauss, courtier immobilier agréé DA de Royal de Montréal 2010 inc., nous affirme qu’elle a vu des cas où jusqu’à 10 promesses d’achat ont été déposées quelques jours après la mise en marché. Aucune priorité n’existe sur l’arrivée de la première offre. Le vendeur peut choisir l’offre, l’accepter, formuler une contreproposition ou même la refuser.

4- L’acheteur est obligé de faire inspecter la maison. FAUX.

Vous n’êtes en aucun cas obligé de faire inspecter une maison que vous désirez acheter, il s’agit d’un acte volontaire. Je vous recommande fortement, cependant, de toujours faire inspecter l’immeuble convoité, car un rapport vous fournit toutes les réparations potentielles à faire, ce qui peut s’avérer une chance d’obtenir une baisse du prix ou de vous retirer de la promesse d’achat s’il y a des problèmes majeurs. Ce rapport pourra aussi vous protéger ultérieurement si vous découvrez un vice caché dans cette propriété.

Source : LE JOURNAL DE MONTRÉAL

Quel est le meilleur mois pour vendre ou acheter une propriété ?

J’ai analysé plusieurs articles et sites internet, et malheureusement le sujet est traité plutôt à la légère. La plupart des articles sont très vagues et parlent des 4 saisons en général. Je vais expliquer les vrais résultats selon une étude effectuée sur une période de 10 ans.

Il y a deux façons de trouver le meilleur mois pour vendre:

Nombre total de ventes par mois.

Obtenir le prix le plus élevé.

Meilleur mois de vente :

Si nous regardons seulement les ventes de maisons, le mois le plus populaire selon une analyse effectuée par JLR sur plusieurs années est le mois de juin avec 20,5 % des ventes du total de l’année. Les mois de mai, juin et juillet cumulent un total de 43,8 %. Donc si vous voulez vendre, il ne faut pas manquer cette période où nous retrouvons presque la moitié des ventes de toute l’année. Tous les autres mois sont en bas de 8 %. Selon cette méthode, on tient compte seulement de la quantité de ventes.

Le mois où vous obtiendrez le meilleur prix :

Quel est donc le meilleur mois pour obtenir le prix le plus haut pour sa maison? On n’a pas répondu très souvent à cette question. Il n’y a pas une aussi grande variation du prix de vente comparé au nombre de maisons vendues par mois, mais il y a quand même une variation non négligeable. Quel est donc ce meilleur mois? Roulement de tambour!!! Au cours des 10 dernières années, le prix médian des unifamiliales a été à son plus haut niveau en juin, avec un prix supérieur de 4,5 % au mois le plus bas. Un écart significatif de plus de 8000 $. Si nous cherchons dans le but de trouver la meilleure période, les mois de mai à août sont les meilleurs mois pour obtenir un bon prix.

Le mois où vous obtiendrez le prix le plus bas :

On ne veut pas vendre sa maison lorsque l’on sait que l’on obtiendra le prix le plus bas, mais on n’a parfois pas le choix. Le mois de septembre est le pire mois pour vendre sa maison, car vous en obtiendrez moins d’argent.

Source : LE JOURNAL DE MONTRÉAL